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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 19:47

Après la table ronde de janvier sur les liens entre la psychologie et l’orthophonie, l’APOH a consacré cette édition du 8 juin aux interactions de notre profession avec l’ostéopathie.

Autour de 35 professionnels (orthophonistes et ostéopathes) et étudiants, Manon Robert, ostéopathe avec une formation complémentaire en pédiatrique et occlusodontie, a ainsi présenté sa profession créée en 1874 par le médecin Andrew Taylor Still. Leur objectif vise à réharmoniser les déséquilibres fonctionnels en travaillant sur les systèmes crânien, viscéral et musculo-squelettique. Elle a particulièrement insisté sur des sollicitations communes à nos deux profession notamment la loge viscérale du cou et les articulations temporo-mandibulaires. Nous avons pu assister à une démonstration de son travail palpatoire de ces régions et des mouvements de roulement/glissement visant à apaiser leurs tensions ainsi que des massages intra-buccaux.

Table ronde "Orthophonie et Ostéopathie"

Nous avons échangé sur les interventions de nos professions dans différents troubles dont :

- les troubles de la sphère ORL (dyspnée, névralgie du trijumeau, vertiges, bruxisme, otites/sinusites/angines…),

- les troubles buccodentaires et de l’ATM (mauvaise occlusion liée au manque d’une dent, travail en amont du traitement orthodontique, mastication unilatérale, dysfonctionnement de l’os temporal suite à un traumatisme…),

- les troubles attentionnels et du comportement (tensions des membranes du crâne liées à des prises de drogues, de médicaments, un stress chronique, une chute, une poussée dentaire…),

- les troubles de la posture (spasme diaphragmatique chez une chanteuse suite à un traumatisme émotionnel, compression de la base du crâne d’un nouveau-né générant des difficultés de succion, tensions diffuses jusqu’au diaphragme et aux membres inférieurs suite à la chute d’un enfant sur le menton, etc.).

Des exemples de patients ont permis d’illustrer ces descriptions cliniques et leur évolution thérapeutique.

Table ronde "Orthophonie et Ostéopathie"

Une consultation d’1 heure en ostéopathie coûte environ 50€, non pris en charge par la sécurité sociale mais des forfaits annuels existent chez de plus en plus de mutuelles.

Des formations ouvertes aux orthophonistes existent, par exemple « ostéovox ».

Nous avons également rappelé l’importance d’une action préventive d’une amplification chronique de certaines tensions notamment chez l’enfant et la sensibilisation de l’entourage familial des patients.

De futurs partenariats thérapeutiques ont ainsi pu être envisagés avec les ostéopathes suite à cette table ronde.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 14:31
jeudi 8 juin 2017, de 19h30 à 21h30, suivi de l'AG et d'un apéritif offert.

jeudi 8 juin 2017, de 19h30 à 21h30, suivi de l'AG et d'un apéritif offert.

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 01:10

Le 19 janvier dernier, l’APOH a réuni plus de 25 professionnels de santé (orthophonistes, psychologues, kiné) autour de Ludivine MOCHOT, psychologue, sur le thème de la prise en charge orthophonique de l'enfant et sa dimension psychologique générale.

Après avoir distingué le développement émotionnel et cognitif, nous avons partagé certaines causes menant le premier à parasiter le second (par exemple, les non-dits dans l’histoire familiale). Nous avons pu alors débattre de la difficulté et la nécessité d’exprimer ses émotions puisque chaque blocage d’une émotion même négative peut limiter l’expression des émotions plus positives.

La question de l’autonomie psychique a aussi été abordée, avec ses moments de régression qui permettent de rassurer l’individu face au risque d’avancer.

La détresse de certains patients et de leurs familles nous engagent parfois à aborder la question d’une consultation psychologique. A partir de ce constat commun, nous nous sommes intéressés au positionnement professionnel permettant d’aborder cette question sans culpabilisation.

Chaque professionnel aborde ses patients avec ses propres résistances et ses propres impasses. Des exemples de travail pluridisciplinaire ont étayé les bienfaits d’une thérapie mais aussi ses limites et les risques de déstabilisation familiale dont chacun doit tenir compte car le deuil des représentations et des projections prend du temps.

Nous avons terminé cette rencontre à travers le rapport au temps dans la société où la rapidité de l’information court-circuite la pensée ce qui nous a permis de rappeler les dangers d’un usage abusif et non différencié d’outils informatiques (ordinateurs, tablettes, smartphones…).

L’APOH remercie chaleureusement Ludivine Mochot et tous les professionnels qui ont échangé librement sur cette dimension psychologique.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 20:49
Table ronde sur l’orthoptie :

Le 2 juin 2016, Amandine DENIS et Céline FIORENTINI, orthoptistes en cabinet libéral à Clermont-l’Hérault, ont présenté leur profession à l’APOH ayant réuni 25 orthophonistes.

L’orthoptiste exerce après 3 années d’études en tant que libéral, salarié ou mixte (cabinet, sessad, centre pour déficients visuels, centre de rééducation fonctionnelle…). Il intervient auprès de patients déficients visuels, ou présentant des signes en post-AVC/Trauma, mais aussi dans le cadre des troubles des apprentissages, des dyspraxiques et des TDAH, et dans le dépistage auprès des bébés.

Le bilan orthoptique, sur prescription médicale, s’appuie sur la plainte du patient : d’ordre général (céphalées, larmoiement, picotements, brûlure, diplopie, vertiges…) ou liée à l’efficience visuelle (perte d’endurance, lenteur en lecture/écriture…). L’orthoptiste relève la présence de signes cliniques (ferme 1 œil à la fixation, tourne la tête pour regarder, se rapproche trop de la feuille, chute face à des obstacles…).

Le bilan orthoptique se divise en 3 axes :

- optomoteur : œil directeur, parallélisme (strabismes…), motilité, convergence (symétrie en louchant), motricité oculaire (fixation, poursuite, saccades, coordination œil/tête, mouvements vestibulo-oculaires, vergence)

- sensoriel : acuité visuelle (le jeune enfant atteint sa vision 10/10 vers 4/5ans), vision stéréoscopique (=relief ; absent dans les strabismes ; s’acquiert entre 6 et 18mois), capacités accommodatives (voir net) et fusionnelles (voir simple)

- fonctionnel : communication, saisie de l’information (gnosies, discrimination figure/fond, orientation, exploration visuelle, espace, stratégies oculo-lexique), organisation du geste (1 ou plusieurs cibles, appréhender un objet avec vision centrale (bras) et périphérique (doigts)).

Il peut alors s’en suivre une rééducation généralement de 10 à 15 séances pour un travail musculaire et des stratégies visuelles.

Les troubles neurovisuels et posturaux, abordés en formation initiale, sont développés dans la formation continue des orthoptistes. Le bilan neurovisuel est reconnu par la sécurité sociale mais pas la rééducation neurovisuelle pourtant inscrite dans leurs compétences.

Nous avons poursuivi cette présentation par des échanges soulignant le travail pluridisciplinaire auprès des troubles neurodéveloppementaux, des pathologies neurodégénératives, sur l’intervention auprès de la personne âgée, la DMLA, le daltonisme, l’utilisation des prismes et de caches, la notion d’amblyopie, et c.

Nous remercions sincèrement Mmes DENIS et FIORENTINI de leur sympathie à avoir partagé leurs connaissances et leur expérience et de les avoir concrétisées par la démonstration de leur matériel. 

référentiel activités et compétences de l’orthoptiste.

Table ronde sur l’orthoptie :
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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 22:50

 

psychomot.pngLa prévention primaire passe par l’information de nos interlocuteurs : patients, aidants et professionnels, mais aussi par notre propre information et formation sur les pathologies, les techniques d’intervention et les réseaux professionnels et associatifs existants. Dans cette optique, il nous a semblé utile d’approfondir nos connaissances sur les autres professions de santé, leurs interventions et leur complémentarité avec l’orthophonie.

 

L’APOH a ainsi proposé aux orthophonistes de l’Hérault (adhérents ou non) une table ronde sur la profession de psychomotricien, aimablement représentée par Mme RITTER travaillant en exercice salarié à la fois en pédopsychiatrie (CHU Saint Eloi) et en psychiatrie adulte (unité des 15-25 ans à La Colombière), et Mme COULET exerçant en cabinet libéral et participant à des ateliers préventifs en PMI.

 

Après un bref rappel des origines de la psychomotricité dans les années 1960 impulsée par De Ajuriaguerra s’interrogeant sur la croisée des domaines somatiques et psychiques, les intervenantes ont rappelé l’importance des fondements sensori-moteurs pour entrer dans une représentation plus symbolique, l’organisation tonique et posturale nourrissant le développement psychoaffectif et inversement.

Depuis 1988, le décret de compétence des psychomotriciens les autorise, sur ordonnance médicale, à évaluer les différents aspects du trouble psychomoteur, à réaliser une éducation précoce et à mettre en œuvre une rééducation.

Nous avons partagé sur la complémentarité avec l’orthophonie qui s’observe notamment dans :

-la motricité (Trouble de l’acquisition de la coordination, trouble de la cognition mathématique, …),

-la graphomotricité,

-l’organisation temporo-spatiale,

-la régulation tonique (hypotonie bucco-faciale, tics, bégaiement, …),

-la sensori-motricité (Haut Potentiel Intellectuel, Troubles du Spectre Autistique, Troubles de l’oralité, troubles de l’attention…),

-la communication verbale et non-verbale, etc.

psychomotricite.jpg

Notre débat s’est ensuite porté sur les troubles de l’acquisition de la coordination (TAC ou dyspraxies) à partir de vidéos de techniques de rééducation en psychomotricité notamment la Co-Op (Cognitive Orientation to dialy occupational performance). Celle-ci consiste à séquencer à l’écrit et en réalisation une action présente dans le quotidien de l’enfant.

Puis la sensori-motricité et les travaux de M. Bullinger ont permis de souligner, par les croisements de nos cliniques, l’efficacité des interventions pluridisciplinaires.

Les comorbidités évoquées ont aussi laissé émerger des échanges sur le caractère primaire et secondaire des troubles de l’attention et leur traitement.

La table ronde s’est achevée autour des limites d’accès aux interventions en psychomotricité par la non-prise en charge de la sécurité sociale, malgré des financements liés à la reconnaissance de handicap (MDPH), de certaines mutuelles et selon les situations sociales (assistance sociale, aide sociale à l’enfance).

 

Des associations de psychomotriciens réalisent des actions dans notre département : l’Association Psychomot Lib’Hérault, ou encore La Locomotrice sur Clermont l’Hérault.

Nous remercions les intervenantes et les participants pour ces échanges constructifs tant dans la précision de nos interventions communes que dans les liens que nous avons pu resserrer entre nos 2 professions.

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 13:51

    image-de-la-presentation-GOUST.pngLa première table ronde de l’APOH a réuni le lundi 3 février 2014 une quinzaine d’orthophonistes sur le thème « de la prévention dans l’accompagnement des personnes adultes présentant un déficit auditif acquis, dont les presbyacousies ».

Monsieur GOUST, consultant et formateur « Vie quotidienne et audition » (www.l-ouie.fr), journaliste-écrivain malentendant, nous a présenté son action sur plusieurs plans :  

  • auprès des salariés d’entreprises présentant un risque de baisse auditive par leur environnement (SNCF, IBM, …), il met l’accent sur le handicap social, professionnel et psychique occasionné par une baisse auditive. Il explique les stratégies de compensation appropriées à partir de l’analyse des situations de communication au quotidien : les postures, l’architecture des locaux, les aides techniques (induction magnétique, liaison sans fil, …) ; il rappelle leur intérêt aussi pour les personnes sans déficit (en réunion, chaque interlocuteur équipé, malentendant ou pas, peut mieux entendre un discours malgré le bruit ambiant).

  • auprès des personnes âgées en EHPAD, il insiste sur l’absurdité d’appareiller des individus sans les accompagner dans l’utilisation de leur appareil par l’orthophoniste. Il préconise aussi la mise en place d’aides techniques dans certaines activités ciblées avec des animateurs.      

  • auprès de chaque personne appareillée ou implantée, il indique combien un gain prothétique sera meilleur et la gêne diminuée si la personne s’astreint à une « auto-rééducation assistée » par l’intervention de l’orthophoniste qui ciblera les besoins de son patient et travaillera la suppléance mentale aussi à partir de sa mémoire affective. Le patient doit poursuivre personnellement sa rééducation de manière assez intensive, à travers les 3 axes principaux : l’écoute passive, l’écoute active, et l’habituation au bruit.

Ainsi à partir d’exemples concrets, de la démonstration sur place des aides techniques et de l’expérience de monsieur GOUST tant personnelle que tirée de ses rencontres (Entreprises, EHPAD, Association, Ministère, …), les orthophonistes présents ont pu échanger sur leurs pratiques, les relations avec les autres professionnels de l’audition (médecin ORL, audioprothésistes, …) et l’obligation d’accessibilité énoncée par la loi « handicap » de 2005. Nous avons rappelé les différences liées à la période pré et post linguistique de la survenue d’une surdité. Monsieur GOUST a conclu en insistant sur les dégâts de  l’actuelle monoculture de l’appareillage : [un homme = un audiogramme = une prothèse] et de ce que l'on nomme(ait) "prise en charge" mettant sans le vouloir la personne dans une position passive d'objet.  

Nous le remercions vivement de nous avoir fait partager son expérience si riche, ainsi que chaque orthophoniste présent pour avoir alimenter cette table ronde. Nous possédons aujourd’hui davantage de documents et de renseignements pour favoriser la prévention des conséquences sociales, professionnelles et psychoaffectives des personnes présentant un déficit auditif acquis.

Image sans titre

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